Journée du sport féminin
Journée internationale du sport féminin

Journée internationale du sport féminin : mettre en lumière celles qui inspirent

 

Le 24 janvier, la Journée internationale du sport féminin est l’occasion de prendre le temps d’écouter celles qui font le sport au quotidien. Celles qui s’entraînent, doutent, persévèrent, gagnent, perdent, recommencent. Au-delà des performances et des résultats, le sport féminin est avant tout une histoire de parcours, de confiance construite pas à pas, de passions qui prennent de la place.

À travers cette journée, la FFCU a souhaité donner la parole à quatre sportives de ses clubs. Quatre trajectoires différentes, mais une même envie : partager ce que le sport leur a apporté, et transmettre un message à toutes celles qui hésitent encore à se lancer.

 

Lauren Rembi – Escrime

Lauren REMBITransformer l’échec en moteur

Membre du PUC Escrime, Lauren Rembi évolue au plus haut niveau de sa discipline. Son parcours et son palmarès témoignent d’un engagement constant et d’une grande exigence sportive.

« L’escrime m’apporte avant tout la confiance nécessaire pour affronter les épreuves du quotidien. Elle m’a appris la résilience : perdre un match ne signifie pas ne rien valoir, bien au contraire. Chaque défaite oblige à retourner à l’entraînement, à travailler davantage pour s’améliorer et progresser. C’est cette capacité à rebondir qui, pour moi, est importante. C’est un mindset : apprendre à voir l’échec non comme une fin, mais comme un tremplin vers la réussite. L’essentiel est de garder son objectif en tête et d’avancer, même après des revers, car ce sont souvent eux qui permettent de se construire et de réussir. Et parfois, cette réussite se trouve là où on ne l’attend pas. Et c’est beau. »

 

Zoé Blanchard – Triathlon

Zoe blanchard

Construire la confiance pas à pas

Zoé Blanchard affiche déjà un palmarès remarquable, avec notamment une 16ᵉ place aux Championnats du monde d’Half Ironman à Marbella en 2025 et une victoire sur le Triathlon M de Toulouse la même année.

« Si vous m’aviez vue il y a quelques années lors de mon tout premier triathlon, vous n’auriez pas vu une athlète confiante, mais plutôt une femme qui doutait beaucoup. Le triathlon m’a appris que la confiance ne tombe pas du ciel, elle se forge avec l’entraînement, et elle s’installe quand finalement on franchit une ligne d’arrivée qui nous paraissait inaccessible. Si je pouvais laisser un message aux femmes, ce serait de ne pas attendre de se sentir capable pour se lancer et sortir de sa zone de confort. La confiance en soi est la plus belle chose que le sport peut vous offrir. »

 

 

Amayelle Sy de Vaucher – Athlétisme

Amayelle SY DE VAUCHER

Rigueur, persévérance et ambition

Amayelle Sy de Vaucher s’illustre par de nombreuses performances nationales et internationales, avec plusieurs titres de championne de France et des sélections en équipe de France chez les jeunes.

« L’athlétisme m’apporte rigueur, discipline et dépassement de soi. Ce sport m’a appris à persévérer, même dans les moments de doute, et à croire en mes capacités. En cette Journée internationale du sport féminin, j’encourage toutes les femmes à oser prendre leur place dans le sport, à croire en elles et à suivre leurs passions, sans jamais se poser de limites, et sans jamais laisser quiconque leur dire qu’elles n’en sont pas capables. »

 

 

Anaïs Gueroult – Basket

Anais GUEROULTDu terrain à l’encadrement, un engagement total

Joueuse, coach et animatrice au sein du Stade Marseillais Université Club, Anaïs Gueroult incarne un engagement total dans le sport, du plus jeune âge jusqu’au niveau senior, sur et en dehors du terrain.

« J’ai découvert le basket très tôt, à l’âge de 6 ans. Après être passée par Sapela, j’arrive au Stade Marseillais Université Club (SMUC) en U13. À cette époque, ma coach joue en NF2 au club et, tous les week-ends, nous allons la voir jouer. Forcément, nous espérons toutes jouer un jour dans l’équipe première. […] Pendant le lycée, j’évolue au sein du club et passe par les U15, U18 jusqu’à vivre pendant mon année de terminale la naissance du pôle excellence basket ball féminin (PEBF), équivalent d’un sport étude qui n’existait alors que pour les garçons. Une très belle expérience avec la chance d’avoir été capitaine d’une super équipe. […] J’ai crée avec un ami, « SouthHoops3x3 ». Nous organisons plus d’une dizaine de tournois 3×3 afin de développer le sport. Aujourd’hui, je suis pleinement joueuse en NF3, l’équipe première dans laquelle je rêvais de jouer lorsque j’étais en U13. Le sport est un métier de passion dans lequel je m’épanouis pleinement. J’ai découvert le SMUC enfant, et aujourd’hui je n’envisage pas d’en partir. Ma vie tourne autour de ce club, que ce soit en tant que joueuse, coach ou animatrice. Il m’a accompagnée dans mon développement personnel, ma construction sociale et la création de mon réseau. C’est pour cela que j’aime coacher et m’investir dans les événements de mon club : transmettre aux enfants ce que l’on m’a transmis est essentiel pour moi.»

 

Prendre sa place, à tous les niveaux du sport

 

Ces témoignages rappellent une chose essentielle : il n’existe pas un seul chemin dans le sport, ni une seule manière d’y trouver sa place. Certaines performent au plus haut niveau, d’autres s’engagent dans l’encadrement, la transmission, l’organisation. Toutes avancent avec la même passion. Le sport peut être un espace de confiance, d’émancipation et de construction personnelle. Un lieu où l’on apprend à tomber, à se relever, à croire en soi.

À travers ces parcours, un message revient sans cesse : oser, ne pas se limiter, prendre sa place. Sur un terrain, dans un club, dans une équipe, ou simplement pour soi.

Share

D’AUTRES ARTICLES POURRAIENT VOUS INTÉRESSER